top of page
parcoursdelartavignon02.jpg

Il conviendra désormais de réfléchir avant de reprocher à une photo d’être floue. Car Joyce Penelle pourrait bien vous demander : « Ça te gêne ? ». (...)

Miroirs qui se souviennent, sténopés, « boîtes de conserve », insectes figés dans leur gangue d’or fin, corps nus, absorbés comme des fantômes évanouis dans la fixité d’un mur aux floraisons minérales, ombres se glissant en silence vers l’abstraction, les inventions photographiques de Joyce Penelle témoignent de cette impermanence que le temps imprime à tout ce qu’il touche. Elles convergent obstinément, comme autant de marcheurs dont les chuchotements réunis font grand bruit dans le silence de l’image, jusqu’à ce que gronde dans nos têtes l’inquiétante litanie de L’Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité ».

 

Thierry Le Gall, février 2020

Docteur en Histoire de l'Art

bottom of page